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Jakob Ruch the pigs keeper

$6,372.00

 Large painting oil on canvas depicting a Britany sited peasant woman keeping her pigs and spinning wool. École de Pont-Aven style

170 cm x 150 cm signed lower right 

General good condition minor lacks

 

Le père de Jakob Ruch travaillait comme dessinateur de motifs aux Imprimeries sur calicot de Glaris, situées à Glaris et à Schwanden. Lorsque la famille s'installa à Paris en 1873, leur fils, alors âgé de cinq ans, fut envoyé vivre chez ses grands-parents à Schwanden afin d'y achever sa scolarité primaire et secondaire. Après sa confirmation, Ruch rejoignit ses parents à Paris, où il exprima le désir de fréquenter une école d'art. Son père encouragea les aspirations professionnelles de son fils ; entre 1884 et 1886, Ruch suivit des cours de dessin et de peinture auprès d'Émile Auguste Mons. De 1885 à 1886, il étudia à l'Académie Julian et, dès 1886 — à l'âge de dix-huit ans —, Ruch s'inscrivit à l'École des Beaux-Arts, où il poursuivit sa formation artistique sous la direction de Jean-Léon Gérôme pendant six ans. En 1889, à l'âge de vingt et un ans, Jakob Ruch fut invité à exposer au Salon pour la première fois. En 1890, il participa à la première Exposition nationale d'art de Suisse, organisée à Berne.

Travaillant comme artiste indépendant à Enghien-les-Bains (au nord de Paris) à partir de 1892, il entreprit des voyages d'étude en Normandie et dans la basse vallée de la Seine. Tandis qu'il vivait et travaillait à Paris durant l'hiver, il passait ses étés à Schwanden. Dès 1889, il exposa régulièrement au Salon de Paris, tout en présentant également des œuvres aux expositions itinérantes de la Société suisse des beaux-arts. En 1900, Ruch participa à l'Exposition universelle de Paris ; en 1901, il se vit décerner la médaille d'or de deuxième classe lors de l'Exposition internationale d'art de Munich. En 1902, désormais artiste confirmé, Ruch s'installa dans son atelier d'hiver à Montmartre et épousa, l'année suivante, Marie Frachet. Plus acclamé que tout autre artiste originaire du Glaris à son époque, il participa également à l'exposition annuelle du Carnegie Institute de Pittsburgh, aux États-Unis. En 1911, il prit part à l'*Esposizione Internazionale di Roma*. Dans la nuit du Nouvel An 1913-1914, il mourut subitement à Paris, à l'âge de 45 ans seulement, des suites d'une crise cardiaque.

Ruch connut sa percée artistique grâce à des scènes de la vie rurale. Celles-ci consistent en des représentations sans prétention de bétail au pâturage et de paysans vaquant à leurs travaux quotidiens ; les paysages purs et les panoramas de montagne y sont rarement dépeints. Le schéma compositionnel évolua très peu au fil des ans, présentant généralement des vues rapprochées de vaches, de moutons et de bergers dans les alpages, ou de paysans se tenant devant un village. Des montagnes enneigées — ou, moins fréquemment, des crêtes herbeuses — servent de toile de fond. Bien que la réception contemporaine l'ait associé aux peintres de *plein air*, les compositions de Ruch furent réalisées exclusivement en atelier. Les portraits ne constituent qu'une part minime de son œuvre et furent exécutés sur commande. Pour ses portraits et ses compositions en pied, l'artiste eut parfois recours à la photographie comme source documentaire, bien que l'arrière-plan fût par la suite modifié lors de l'exécution des œuvres en atelier. Ses dessins témoignent de l'étude approfondie de la nature menée par Ruch et servirent principalement d'esquisses préparatoires à ses peintures à l'huile. Ils démontrent la sûreté du trait de l'artiste et rivalisent avec ses tableaux — exécutés selon une technique d'*impasto* — par la vivacité de leur rendu.

Ruch connut sa percée artistique grâce à des scènes de la vie rurale. Celles-ci consistent en des représentations sans prétention de bétail au pâturage et de paysans vaquant à leurs travaux quotidiens ; les paysages purs et les panoramas de montagne y sont rarement représentés. Son schéma compositionnel évolua très peu au fil des ans, présentant généralement des vues rapprochées de vaches, de moutons et de bergers dans les alpages, ou de paysans se tenant devant un village. Des montagnes enneigées — ou, moins fréquemment, des crêtes herbeuses — servent de toile de fond. Bien que la réception contemporaine l'ait associé aux peintres de *plein air*, les compositions de Ruch furent réalisées exclusivement dans son atelier. Comparée à l'avant-garde parisienne de l'époque, l'œuvre de Ruch demeura imperméable aux courants artistiques de la peinture de la fin du XIXe siècle, tout comme au milieu culturel de la capitale française. Encouragé par ses premiers succès, il s'en tint aux thèmes picturaux qu'il avait établis dès ses débuts. Sa fidélité thématique aux paysages de montagne de sa patrie apparaît saisissante, étant donné que la majorité de ces représentations furent créées dans son atelier parisien. Bien que l'on puisse observer dans son travail une tendance vers une palette plus lumineuse et plus colorée, ses peintures — tant sur le plan thématique que formel — doivent être considérées comme conservatrices dans le contexte de leur époque. **Œuvres :** Berne, Confédération suisse, Office fédéral de la culture ; Genève, Musée d’art et d’histoire ; Kunsthaus Glarus ; Kunstmuseum Luzern.


Jakob Ruch the pigs keeper
$6,372.00